Balouchistan
Les plaines de Kacchi
Page 8/12
Dans les temps anciens, la route passant pas la Bolan Pass était la route principale menant en Asie Centrale. Elle était plus facile et plus accueillante que la passe de Khyber (voir province de la frontière Nord-Ouest).

Depuis plus de 50 000 ans, les nomades empruntent cette route. Les femmes enceintes ou trop vielles pour marcher ainsi que les enfants font la traversée à dos de chameau. Les hommes et le reste de la tribu voyagent à pied, encadrant leurs têtes de bétail, bien souvent des chèvres et des moutons. En moyenne, la migration des nomades dure deux semaines.

Les nomades fendent les herbes hautes en quête de verts pâturages.

Ces itinérances peuvent durer quelques semaines.
Bien que la barrière linguistique soit forte car ni l'Urdu (langue officielle au Pakistan), ni l'anglais ne sont parlés par les nomades qui s'expriment principalement en dialecte Brahui, le contact se fait facilement et l'envie de communiquer de part et d'autre est très forte.

Ici ou ailleurs au Pakistan, il est très rare de constater des comportements xénophobes à l'encontre des étrangers. L'attitude la plus couramment observée, passe des regards intrigués, aux crises de fous rires à notre vue. Ensuite, quand on leur tend la main en leur disant "salaam aleikum", il est bien fréquent que l'on soit invité à prendre le thé, et l'on communique alors par gestes.