Sindh
Karachi : les vieux bazars (suite)
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Vendeur de cuivres à Sarafa Bazar.
L'immense majorité des karachites peuplant ces bazars n'est quand même pas comme cela. Il faut voir que les Pakistanais sont des gens très croyants, et à part les quelques exceptions énumérées ci-dessus, le Pakistanais est une personne honnête et accueillante.

J'en veux pour preuve cette petite anecdote qui m'est arrivée à Sarafa. Je me baladais avec deux amis quand soudain, une trentaine de pakistanais à l'autre bout de la rue vinrent vers nous en levant les bras et en criant. Peu rassuré, j'allais à leur rencontre savoir ce qu'il en était. Tout bonnement, nous ramenaient-ils le porte feuille de mon camarade qui était tombé par inadvertance au milieu du Bazar. Le bouche à oreille ayant fonctionné, ils nous ont retrouvé et nous l'ont rendu. Rien ne manquait (pas un dollar !).
Karachi néanmoins, sous ses apparences de ville économique, est également la cité de tous les trafics. Les vieux bazars compteraient de nombreuses fumeries d'opium. Il est d'ailleurs assez fréquent de se faire aborder pour se faire proposer de la drogue, de l'alcool ou encore des filles (quand ce n'est pas des garçons...).

Moutons locaux identifiables par leur poche de graisse caractéristique.